Grâce à l’entreprise de télécommunications
Swisscom, le lycée Mahamane Alassane Haïdara, de Tombouctou, bénéficie
d’une salle informatique climatisée (la température extérieure dépasse souvent
les 45 degrés…), équipée d’ordinateurs de la dernière génération, et qui n’a
rien à envier à ce qui se fait de mieux dans les riches pays du Nord.
Fréquentée tout au long de la semaine par les classes du lycée, cette salle accueille également en dehors des heures de cours, et jusqu’au soir, des dizaines de jeunes internautes avides d’informations ou de distractions.
Ainsi, dans le Nord de ce pays, qui compte parmi les cinq plus pauvres du monde, une oasis informatique vient étancher la soif d’une population avide de voir disparaître la fracture numérique.
Si la grande entreprise suisse a rendu possible ce miracle, la flamme est entretenue par des techniciens et des enseignants maliens qui font preuve d’un engagement, d’une disponibilité et d’un enthousiasme admirables : dans le but de profiter de cours offerts par Engacom (qui dépend de Swisscom), ces derniers sont même prêts à travailler le samedi et le dimanche et la grève de trois jours, prévue par le syndicat la semaine prochaine, n’affectera pas du tout le bon déroulement de cette formation continue.
Le président libyen se plaît souvent à
répéter que le Mali est sa seconde patrie. En effet, sa mère était d’origine
malienne et, depuis fort longtemps, son fils a joué un rôle très actif dans la
politique du berceau de tous les grands empires de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi,
il est intervenu, dans les années 80, dans le conflit avec le Burkina Faso et,
dans les années 90, dans celui avec les « rebelles » touaregs.
Partout de
vastes espaces avec en fait peu de gens. De vastes champs, parsemés de baobabs
que l’âge a rendus indifférents à la chaleur et au manque d’eau, attendent les
pluies de juillet. De petits troupeaux paisibles de chèvres ou de vaches
viennent chercher une ombre famélique au pied de leurs troncs géants. Blocs
erratiques des campagnes d’Afrique, des termitières séculaires colonisent les
jachères et parfois s’accrochent à un tronc, l’enserrant comme une écharpe de
terre.
Seule animation le long des routes, les marchés des villes, et les chèvres qui hésitent
… puis traversent, avec beaucoup de prudence, la
chaussée : « Elles sont très difficiles à tuer », nous dit
notre chauffeur, « On prétend au Mali que celui qui tue une chèvre sur la
route aura une voiture neuve dans l’année ».
Tout était fin prêt pour notre blog. L'info du jour rédigée, nous rentrons le coeur léger dans Mopti. Hélas Kadhafi a probablement épuisé les génératrices de la région pour éclairer sous un jour favorable ses grandioses promesses.
